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Tribunes

Esquisse d’une amorce d’autosuffisance alimentaire

Publié le 12/08/2012

Par Yves-Léopold Monthieux

Supprimer : il n’y a rien de plus facile que d’effacer, de brûler ou de jeter aux orties. Il est bien plus difficile d’inventer, de proposer et de construire. Encore que, de plus en plus, il est nécessaire de faire le tri de ce qu’on jette. Pour un politique ou un intellectuel, qu’y a-t-il d’excitant de dénoncer et de condamner si en même temps on ne propose pas ? Les idées qui relèvent de l’intellectuel devraient se transformer en projet et décision, dès lors qu’elles sont relayées par l’élu. M. Boutrin a de la chance. Il est un intellectuel et il prend position : c’est son droit, c’est son mérite. Mais il est aussi un élu, il est surtout un élu, qui n’est pas de la dernière pluie. Il n’a pas que le droit de dénoncer et de simplement proposer de tout effacer pour pouvoir tout refaire, proposer que tout l’existant soit supprimé en vue d’un avenir dont la première ligne n’est pas écrite.

Qu’il propose une riposte à l’existant qui ne soit pas seulement négative : par exemple, amorcer l’autosuffisance alimentaire en cultivant, pour ceux qui en ont, une partie de leur jardin d’agrément, mettons ...le tiers ou le quart de ce jardin. En prenant cette initiative, ceux qui, issus de la terre, sont devenus des bourgeois ou des petit-bourgeois et qui sont souvent imités dans leurs comportements, notamment pour l’achat des grosses voitures et la construction des grosses maisons, pourraient servir d’exemples à ceux pour qui une agriculture d’autosuffisance peut constituer un projet professionnel. Quoi qu’on dise, il reste encore suffisamment de terres non polluées et non cultivées pour occuper des centaines de cultivateurs de légumes et de cultures vivrières.

Si des fonctionnaires, assimilés ou retraités cultivent quelques légumes autour de leurs villas ou derrière leurs datchas, cela peut avoir un effet d’entrainement et aider à supprimer l’image négative qui frappe indiscutablement aujourd’hui l’agriculture. La collectivité publique pourrait parfaitement aider et même promotionner une telle opération notamment par des concours ou/et la fourniture de plants sélectionnés pour leur productivité et leur non contamination. Voilà un beau challenge pour un élu écologiste. Sauf qu’il paraitra certainement farfelu aux snipers à la détente facile qui disent vouloir tout changer à condition que rien ne change et qui, souvent, pour leur part, n’ont jamais mis un pied devant l’autre pour faire avancer la population martiniquaise.

Vivre c’est prévoir, dit-on. On le sait tous, on doit toujours trouver à se loger quelque part dans l’attente de la reconstruction totale de sa maison, dût-on se serrer dans la première pièce construite. Faudrait-il attendre, avant de prendre des initiatives pour l’avenir, une divine décision, une catastrophe naturelle ou sanitaire qui mettrait la Martinique sous cloche ou en embargo, ou qu’on en ait fini d’éradiquer totalement l’existant ? Il suffit d’interroger les quelques agriculteurs pour qui l’activité n’est pas encore une maladie honteuse, voire à ceux qui sont d’origine haïtienne et sont en train de prendre le monopole du peu de productions livrées aux marchés et aux rayons des supermarchés : les produits de ces cultivateurs ne restent pas à terre. Ces travailleurs auraient aux dernières élections, dit la rumeur des mornes, suscité les votes Le Pen dans les communes où ils seraient les plus nombreux. Par ailleurs, contrairement à une idée répandue, les Martiniquais n’ont pas encore perdu le goût des produits de leur terroir que nos cuisiniers parviennent à accommoder à des créations nouvelles. Le vieillissement de la population pourrait faciliter le maintien de nos habitudes alimentaires et leur transmission aux nouvelles générations.

Que les délais qui sont accordés ne servent pas uniquement à attiser l’impatience de ceux qui voudraient, avant toutes choses, la disparition de la banane. Six mois de plus c’est beaucoup pour préparer les tracts et les manifestations de décembre prochain. Qu’ils servent aussi à réfléchir et agir pour construire l’avenir. La destruction du présent, si contestable soit-il, ne peut pas être le seul objectif d’un peuple au nom duquel se nourrissent les projets des plus audacieux comme des plus fumeux.

12 août 2012

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  • Dans ce pays, des que tu écris, tu es un intellectuel. Fantastique ce pays. Un intellectuel !!!! Pa rété ayen encô, Boutrin cé an intellectuel !!! Enfin ! Mieux vaut entendre ça qu’être sourd !!

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    • Et voilà ce que Louloute a retenu de cette tribune. Comme si son niveau de lecture et de réaction n’allait pas au-delà de l’offense à l’adversaire politique. Comme si, à cette fin, toute opportunité était bonne à saisir. En tout cas, ce n’est pas avec des sorties de ce genre qu’il démontrera sa capacité à juger de celui qui est intellectuel ou ne l’est pas, ce qui selon moi n’apporte rien au débat.

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  • Esquisse d’une amorce d’autosuffisance alimentaire 13 août 2012 00:00, par Louis BOUTRIN

    YLM, pour info,

    PROPOSITIONS FAITES LORS DE LA PLENIERE DU CONSEIL REGIONAL, le 26 juillet dernier :

    SORTIR DE LA BANANE CHIMIQUE
    … POUR INVESTIR DANS LA BANANE BIOLOGIQUE
    … POUR DIVERSIFIER L’AGRICULTURE ANTILLAISE
    Diversifier… diversifier… en terminer avec cette arlésienne !
    DIVERSIFIER POUR RECONQUERIR LE MARCHE INTERIEUR MARTINIQUAIS !
    Taux de couverture la consommation Martiniquaise est trop faible :
    -  Fruits et légumes : 51 % de production locale
    -  Viandes : …13 % seulement.
    Ces secteurs méritent d’être structurés.
    De nombreuses pistes existent :
    Elevage, Maraîchers,
    Horticulture florale
    Terres en friche (16 000 ha)
    Préserver le foncier agricole (de 40 000 ha SAU à 26 000 ha) : dans 26 ans plus de foncier agricole disponible (Nous tirons la sonnette d’alarme +++)

    DANS MON INTERVENTION DU 10 AOUT DERNIER, UNE PROPOSITION DE METHODE :
    Réunir la profession toutes filières confondues, proposer des alternatives concrètes à la banane chimique, établir un calendrier sur 2 ans (en urgence) et 10 ans (pour le long terme) et aborder la question du financement de la période de transition, constituent autant de pistes à explorer. Mais, rien de tel !

    En vous souhaitant bonne lecture,
    Cordiales salutations

    Louis BOUTRIN

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    • diversification néscessaire ..mais cela coute une fortune de se diversifier ..et cela a déja été tenté il y a 30 ans avec la SICAMA ( avocats , aubergines , limes ...etc.etc ) , tourné essentiellement vers l’exportation , sans grand succés .
      MAIS les choses changent et de nouvelles pistes ont déja été tracées ..pour les oeufs , les poulets , les tomates et laitues en serres ...
      d’autres pistes nouvelles doivent etre étudiées par rapport à la consomation locale et aux volumes des marchés
      - de la viande
      - du lait 1/2 ecrémé uht
      - des légumes et fruits locaux
      tout cela avec les agriculteurs ...le moment est venu ..
      pourquoi ? parce que depuis 5 ans , avec les crises diverses les conditions ont sérieusement changé .
      - les mauvaises perspectives pour l’Europe et donc pour la France qui entre en récession et donc automatiquement la Martinique , nous devons nous attendre à une crise dans la consomation .
      - le cout du fret qui augmente
      - la difficulté de se financer à l’import ( banques )
      - la taxe d’octroi de mer
      font que les productions locales d’envergure redeviennent possible
      Pour qu’elles réussissent , il faut les accompagner financiérement et que les filiéres de production soient structurées avec des managers professionnels compétents et pas des fonctionnaires parachutés .

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    • Green magic men.

      Les politiciens conseilleurs de gauche et leurs idées ya ka ? Justement.

      Vous avez tous les pouvoirs, plus personnellement surement beaucoup d’argent via tous les juteux mandats , les postes jackpot multi emplois à droite à gauche, en haut en bas, sur le côté comme tous les copains de la politique...plus le soutien de beaucoup de gens, ceux qui vos élisent pour vos brillantes idées, des milliers, des dizaines de milliers , que dis-je, des centaines de milliers de souteneurs.

      Alors prenez pour devise "Osons pratiquer" pour singer celui du nord qui claironnait "Osons oser" ( pour quel résultat ?).

      Donc , "Osez créer" une magnifique -Kopérativ popilaire patwiotic- dénommé par exemple "Green magic men " en investissant, vous tous, brillants idéologues et tous vos fidèles votants ...vos deniers personnels (ne pas oublier de vous porter caution sur tous vos biens personnels, qu’importe la cause est noble et grande ).

      Ah le pied !
      Mettre soit même en pratique de brillantes idées salutaires pour tous, et porteuses d’un avenir radieux dans un élan patriotique populaire digne de l’époque glorieuse de Mao Tsé Tong. Une bouffée d’air vert.

      Et ça marchera, mais oui, oui , oui , et quelle belle leçon contre vos détracteurs dont le bec sera cloué par cette saine et sainte auto gestion prémices d’une auto suffisance alimentaire nationale ! Du redressement productif, quoi. De la brillante idée à la puissante pratique, sans intermédiaire !

      Et ce ne sont pas les terres vierges qui manquent, celles dont sont propriétaires toutes les municipalités copines de gauche qui vous ouvriront les bras devant la grandeur de l’action, sans compter les quelques arpents personnels qui pourraient être mise à la dispositions des "Green workers" (mais oui les copains ont bien des terrains) .

      Un vrai électrochoc des consciences endormies par le vilain assistanat. Une "Zaffra" créole sauce locale qui ferait chaud au coeur du vieux Kamarad Castro lui même et qu’on pourrait intitulé "Zaffra ta la, sé Zafè nou maim ki la".

      Des jardins populaires - où nous verrions plein de politiciens et leurs copains votants sans exception - bottes au pieds, coutelas et bêches en main, bakoua neuf oblige sur la tête (ça fait plus "Roots", mais si, à chacun son déguisement, la cravate c’est pour les exploiteurs) ...lesquels travailleraient le coeur joyeux, pour le peuple car libérés de l’oppression Kolonialis, en chantant tous en coeur , Nou pwan yo, no pwan yo.
      Pendant ce temps , pour une fois ne faisant rien, de vrais travailleurs de la terre vous regarderaient bosser, hilares, en vous conseillant de leurs brillantes propositions sur l’art et la manière de tenir l’outil à coups de "Ya ka".

      Alors "Osez pratiquer" dans les champs plutôt qu’ Oser proposer" en salle. L’idée est géniale, non ? Tout bénèf politique ! Assuré.
      En plus le grand air est bien plus sain que celui pollué et climatisé des séances plénières.

      Paroles de conseilleur qui propose.

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  • La Guadeloupe ne pourra pas nourrir tous ses enfants disait Harry Chalus 2009.
    C’est une vérité.
    Pour autant il me semble qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Chacun d’entre nous peut cultiver un morceau de jardin pour avoir quelques fruits et légumes.
    Si l’autosuffisance alimentaire est un véritable mythe en Guadeloupe, il ne faut malgré tout pas sous-estimer notre capacité à résister à l’importation et aux crises alimentaires qui se préparent dans les années à venir en ayant chacun de nous un petit jardin. A ce niveau il me paraît urgent que chacun puisse s’ils le souhaitent pouvoir cultiver son jardin.
    Le pragmatisme n’est pas de l’idéologie.

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  • le principe du système capitaliste, c’est d’acheter ce que l’on de produit pas, pour générer de l’activité et par conséquent de la richesse et des emplois.
    Donc elle est complètement anecdotique, farfelue, pour ne pas dire plus, cette idée Monthieuxesque de plantation personnelle.
    De plus l’habitat se concentrant dans des appartements privés et sociaux, ou encore de l’habitat urbain,j’aimerais que le chroniqueur nous précise où ces gens prendront du foncier pour cela.
    Peut être pourraient être développés des formes de jardins communautaires comme la France et d’autres pays européens ont fait l’expérience pour justement les couches sociales des HLM, plus pour un effet "thérapeutique" social, pour une initiation à l’alimentation variée.

    Les jardins privés anecdotiques utilisent des produits phytosanitaires car victimes des mêmes parasites dans notre milieu tropical humide, donc mieux vaut une vraie agriculture moderne contrôlée avec l’appui de l’INRA et autres organismes pour de la production de qualité, sous serre pour certaines varités, qui seront génératrices de richesse, d’emplois, où les produits sont utilisés par ds professionnels formés pour les doses, les fréquences, les périodes d’utilisation.

    L’auto suffisance peut être réalisée mais dans un logique de marché, nous y sommes, mais stop aux idées amusantes pour donner à goûter des fruits de son jardin autour de sa piscine.

    Mr Monthieux ignore aussi que ces fruits et légumes bô kay reviennent souvent plus cher que la production par des professionnels et même elle ne l’était pas il risque donc de casse un marché.

    Quand à parler "... ceux qui, issus de la terre, sont devenus des bourgeois ou des petit-bourgeois " c’est une aberration et je renvoie le chroniqueur à la définition du bourgeois.
    Et la suite est dès lors pathétique
    "... notamment pour l’achat des grosses voitures et la construction des grosses maisons"
    Toujours pour un défenseur du libéralisme comme lui, c’est de l’ordre du non sens complet, car derrière c’est de l’activité
    Si un individu fait une grosse maison c’est son choix, c’est que ses revenus le lui permettent, c’est qu’ils se privent quelque part, c’est que la banque juge qu’il peut le faire, les critères étant les m^êes que dans la "mère patrie", souvent plus restrictifs même, c’est qu’il pense suivant sa grille et donc on n’a rien à faire de cela dans une discussion qui devient du milan, du makrélaj, des propos tiré d’aucune étude sérieuse.
    Et derrière cela on n’ose pas croire qu’ils se cachent d’autres pensées conscientes ou inconscientes.
    En fait cette tribune est une façon hypocrite d’attaquer les écologistes, que le chroniqueur assimilent à tort comme indépendantistes, son obsession.

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  • 16 000 Hectares de terres en friche dans un pays qui fait une superficie totale de 110 000 hectares ? Oui c’est trop ! Ces terrains méritent d’être mis en valeur (agricole) - Le tout étant de savoir à qui ils appartiennent, et quels sont les projets de leurs propriétaires -

    - Cependant il y aurait à ce niveau un écueuil de taille, qui est celui du Droit français sur la "propriété privée" - Est-ce que ces propriétaires accepteront d’être expropriés si ils ne veulent pas faire de l’agriculture ? Qui les expropriera ? Et sur quelles bases juridiques ?

    Si nulle part au monde, l’autosuffisance alimentaire est une notion réelle, même dans une île de 110 000 hectares l’on peut parvenir à réduire les dépendances inutiles ou superflues -

    - "Réduire les dépendances inutiles ou superflues" ? Oui... mais dans un pays où le consumérisme à outrance "a perverti" même le sens du mot "BESOIN" - Comment y parvenir ?

    Un exemple qui fera bondir certains et même Louis Boutrin : "Dans l’ancien condominium franco-britanique des Nouvelles-Hébrides, devenu Vanuatu à l’indépendance en 1980 : on arrive à un taux de 65% oui 65% de la population, qui vit de l’agriculture et de la pêche - C’est une agriculture de subsistance dans des zones rurales reculées !" Et sur qui compteraient-ils ? La Martinique n’en est pas là, mais il n’empêche que les vanatuais ont appris à se débrouiller par eux-mêmes -

    On pourra faire le P.A.R.M et tout ce qu’on veut, seule une révolution dans les mentalités pourrait amener des évolutions -

    - Tant que la terre, le travail agricole seront méprisés, la notion même d’indépendance restera un vain mot, voire carrément abstraite -

    ANACONDA

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    • Il y a mieux que le Vanuatu. Et je dirai même plus, la Papouasie Nouvelle Guinée semble être LA terre d’avenir, L’exemple à suivre. Car :

      100% des aborigènes vivent de la cueillette de fruits, de la culture de patates douces, de la pêche d’écrevisses , de la chasse de cochons sauvages (avec industrie alimentaire de transformation), d’où auto insuffisance alimentaire à 100%.
      Leur industrie du bâtiment florissante n’utilise qu’une main d’oeuvre locale à 100% (coupe des arbres , tissage des feuilles pour les toitures), l’industrie du textile et de l’habillement est florissante (pagne végétal et cache sexe, chapeau de plumes), les usines d’armement tournent à plein régime (flèches et poisons divers), l’industrie pharmaceutique fait de brillantes recherches internationales avec la cueillette de feuilles miraculeuses et autres rimèdes raziés, les maternités tournent en mode mono patient (accouchement pratiqué en solo par la patiente en chambre individuelle vue sur forêt) etc...

      La société idéale où il n’y a pas de chômeurs, aucune pollution, dont la balance commerciale est excédentaire (zéro importation), la sécurité tribale gratuite octroyé à tous, sans prisons, politiciens chefs musclés élus démocratiquement à la force de leurs biceps, indépendance en jungle isolée etc..

      Bref le paradis dont devraient s’inspirer nos brillants décideurs politiques locaux ; et comme on a ,pas très loin , au fond de l’Amazonie des sociétés tribales similaires organisées de façon exemplaire, il faut faire quelque chose !

      Envoyer deux délégations de 300 à 350 personnes chacune pour ouvrir une fructueuse coopération économique et Kiltirel et surtout sceller l’amitié des peuples de Martinique et de Papouasie et Amazonie.Heu, je pense qu’il faudra ajouter environ environ 100 personnes collaborateurs/accompagnateurs par groupe pour assurer le quotidien alimentaire et le comfort de nos brillants décideurs visionnaires et autres chefs d’entreprises des délégations.

      Le coût ?
      Quelques petits millions d’euros...Mais parlons plutôt d’investissements judicieux , pas d’argent, donc pas de vulgarité mesquine : disons que les taxes des cochons de contribuables payeurs taisants et faibles ( car déjà trop saignés) seront bien utilisés et augmentés si nécessaire, enfin ,plutôt comme prévu, point barre. Et ce n’est pas leur problème, car trop bêtes, pour réfléchir , donnant d’ailleurs leurs votes pour qu’on pense pour eux.

      Au retour des voyages, prévoir l’embauche de groupes de copains et d’amis plus familles proches de centaines de spécialistes en longues missions d’études dans les domaines de la culture, l’économie, le social, l’agriculture, la médecine, le bâtiment etc.. Vaste chantier en cette nation Martinique en devenir.

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  • Si Boutrin avait pris le temps et surtout l’humilité de se renseigner sur ce qui est en place depuis 5 ans environ dans le monde de la banane, il aurait certainement pris le temps de se taire et de ne pas enfoncer des portes ouvertes pour donner dans le genre Géo Trouvetou. La banane a entamé un processus très dynamique de banane propre, Monsieur Boutrin. A ce jour, ce sont moins 70 %, je repête, moins 70 % de produits qui sont utilisés dans la banane. C’est énorme comme progres, énorme. Allez dans les bananeraies, Monsieur Boutrin renseignez vous au lieu de vouloir réinventer le fil à couper le beurre ou simplement vous servir de la banane comme arme politique contre une initiative très louable et exceptionnelle qui a été menée par la Région autour de cette Commission. Exceptionnelle, car il est rare de voir des élus faire preuve d’humilité, écouter, questionner, partager et ne pas jouer aux savants. La banane ne vous a pas attendu Monsieur Boutrin pour rentrer dans un processus appelé Banane Durable qui fait de notre banane la plus propre et la moins "chimique" de toutes. Moins chimique que les pommes et les raisins que vous croquez à pleines dents et que toute la Martinique mange toute la journée. Si vous saviez ce qu’il y avait dedans !!!! Je remercie 1000 fois la Région pour son initiative, celle qui a consisté à ne pas etre dans le dogme et souhaite vraiment que ce type de démarche se poursuive pour tout ce qui touche à notre quotidien. A l’avenir soyez plus humble et ne prenez pas la banane en otage pour regler vos comptes d’opposant. Merci d’avance !!

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  • Jack in the box 13 août 2012 11:50, par la riya

    "notre banane la plus propre et la moins "chimique" de toutes"
    Ce qui ne veut en aucune manière dire exempte de produits chimiques et cancérigènes.
    La banane est une source de revenus surtout pour ceux qui fournissent : tracteurs, irrigation, engrais, matériels, consommables, produits phytosanitaires, 4x4, ect...
    On peut donc comprendre leur crainte,.
    La banane c’est aussi une manne aujourd’hui pour les quelques très gros propriétaires, qui se servent des quelques petits pour faire le nombre, par les subventions européennes
    La banane s’est aussi la garantie d’un frêt pour importer à moindre coût car les containers seraient vides vers la Martinique et le plus gros importateur de Martinique, Pneu, matériaux, automobiles, supermarché,etc... de Martinique et aussi le plus gros producteur de banane.
    Frêt plus cher, marge réduite et moindre consommation.

    La banane est donc le pilier du système contrôlé par les békés, celui de l’importation massive.
    Donc on peut comprendre pourquoi ils défendent la banane et pourquoi ils ajoutent l’argument du chômage pour appuyer leur discours.
    C’est normal.

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    • Jack in the box 13 août 2012 19:06, par spank

      Très bonne analyse de la situation de monopole en Martinique - en dépit des lois sur la conccurence pour les surfaces commerciales par exemple-
      Trop de subventions, de moins en moins d’emplois dans la banane et bien entendu des miettes pour les petits....
      Donc, oui, il y aune volonté de contrôler et surtout de verrouiller, toute la filiére import-export ; stokage, distribution.
      Des arrangements et des méthodes sur les pratiques qui mériteraient d’être éclairées (comme la fixation des prix)

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  • A Louis Boutrin,

    J’ai pris bonne note de votre info. Croyez que je me réjouis qu’il y ait quelques citoyens et élus (bien trop rares) pour mettre sur la place publique certains sujets. Que je ne partage pas toujours leurs points de vue m’importe moins. L’important c’est qu’ils en ont et ont le courage de les exposer à la critique, donc de susciter, si nécessaire, des avis différents. Toujours en vue d’améliorations possibles des choses. Simplement plusieurs points m’interpellent.

    Vous dites qu’il faut « SORTIR DE LA BANANE CHIMIQUE POUR INVESTIR DANS LA BANANE BIOLOGIQUE ». Pourquoi pas l’inverse ? N’est-il pas possible d’investir dans la banane biologique avant de sortir de la banane dite chimique ? N’est-ce pas préférable, sans attendre la suppression de celle-ci, d’utiliser les terres déjà libérées par les abandons d’activités pour expérimenter de nouvelles méthodes ? Pourquoi supprimer et voir ensuite ?

    La collectivité publique possède déjà un parc foncier inutilisé assez conséquent. Est-il vraiment impossible de trouver les moyens financiers pour cultiver, à titre d’essai, une vingtaine d’hectares en banane biologique ? En l’espace d’une année on pourrait déjà avoir quelques indications sur l’activité nouvelle. Se poserait, par exemple, le problème de la fumure biologique devenue rare en Martinique. Il faudrait chercher à le résoudre et ne pas envisager d’importer du fumier de l’Europe du Nord comme le faisons aujourd’hui pour cultiver nos jardins d’agrément.

    Faut-il absolument laisser l’initiative à ceux qui cultivent aujourd’hui la banane alors qu’il s’agit d’abord de politique et que cette fonction est dévolue aux élus. Et puis, soyons francs, est-on prêts à laisser aux patrons, accusés de bien des maux, le bénéfice moral d’un renouveau de l’agriculture ? La disparition sans substitution de la banane serait mise sur le compte des élus, de même qu’à l’inverse, tout projet de substitution réussi serait mis à leur actif.

    Le problème de santé publique est le plus immédiat et est-il besoin de le dire ?, le plus traumatisant. Je crois que les efforts entrepris, y compris ceux des écologistes, dont vous êtes, ont permis, me semble-t-il, de contenir l’évolution du mal. Pourquoi seulement contenir ? Parce qu’il y a également le problème des emplois qui est le problème du portemonnaie. Dans le monde entier, des hommes et des femmes perdent leur vie pour simplement obtenir les moyens de s’alimenter. On l’a vu en 2009, c’est le portemonnaie qui a fait descendre promptement les martiniquais dans la rue. Il était alors grosso modo question de 200 euros et de cherté des prix, les autres motifs invoqués apparaissant comme des avatars destinés à occuper certains esprits.

    La Martinique a été immobilisée pendant 1 mois, ventre plein. Il m’a semblé qu’on avait atteint la limite du possible, s’il est vrai qu’on avait commencé à dérober et débiter des bÅ“ufs sur pied et voler des légumes en terre, comme au bon vieux "tan Robè". On peut avoir de sérieuses raisons de craindre que la perte de leurs emplois, d’un coup, par des milliers de martiniquais n’entraine des conséquences autrement plus graves que ce besoin de 200 euros en plus et des prix Bc Ba, y compris sur l’alcool. En votre qualité d’élu vous seriez très certainement en situation très difficile si d’ici à la fin de l’année la culture bananière devait être supprimée. Vous avez vu que votre camp politique ne s’est pas vraiment mouillé pour empêcher la dernière décision du préfet. Leurs dirigeants n’ont certainement pas oublié qu’en 2009 aucun responsable politique n’avait pu contenir le mouvement de la rue.

    Personnellement, j’achète parfois bio, mais avec un sentiment de malaise, considérant ma démarche comme celle d’un privilégié. En effet, compte tenu de la faible rentabilité des cultures qui ne reçoivent pas de complément chimique, les produits bio sont nécessairement plus rares, plus chers et réservés à ceux qui ont des moyens, …je ne dirai pas l’élite. Quant à la fiabilité de certains produits dits bio, il y en aurait à dire, mais c’est un autre sujet. Reste qu’on ne pourra pas nourrir le monde entier en produits bio, à moins de réduire l’humanité à ceux qui peuvent se payer l’excellence et laisser mourir de faim plus de la moitié des hommes de la terre, faute de quantité suffisante. Je suis gêné de revendiquer le produit le meilleur et le moins cher possible lorsque je sais pertinemment que pour l’obtenir il a fallu que d’autres, ailleurs dans le monde, meurent parfois de faim. Il n’est pas moins grave de mourir de faim que tué à petit feu par des OGM. L’écologie ne connaît pas de frontière géographique, elle ne saurait tolérer des frontières entre les hommes, selon qu’il soit possible à certains de manger bio, à d’autres, non bio, et à d’autres encore, de manger à leur faim.

    En Martinique l’objectif bio peut être considéré comme une direction, mais pas, me semble-t-il, comme un objectif absolu. Il peut être une utopie pour l’écologiste qui doit indiquer au politique le sens de la démarche, mais non d’enserrer cette démarche dans une totale irréalité.

    Très cordialement
    ylm

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  • Quand tous ces gens auront compris enfin, que la banane est un culture d’exportation, on aura fait un enorme pas. Alors, parler d’auto suffisance alimentaire...hors sujet. La banane produite n’est pas consommée en martinique. C’est quand même pas difficile à comprendre....Grand dieu ! Autrement dit, sé pa nou ka mangé ï et contrairement à d’autres productions...(oranges, ignames, etc...) nou pa ka importé banane. Le marché est auto suffisant. C’est bon cette fois ????

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  • Esquisse d’une amorce d’autosuffisance alimentaire 13 août 2012 15:34, par tablèt koko

    , souvent, pour leur part, n’ont jamais mis un pied devant l’autre pour faire avancer la population martiniquaise.
    pourriez vous nous donner des exemples concrets de ce que vous avez fait pour faire avancer la Martinique en comparaison aux autres ?
    une invention ? une entreprise versant des salaires ? une action politique, au sein d’une municipalité , d’ une collectivité ?
    Pourquoi lancer ainsi de telles accusations aux uns et autres ?
    font elles avancer la population martiniquaise ?
    Qui est vous pour ainsi porter un jugement sur les gens ?
    Tout invidu qui travaille me semble faire avancer les choses à sa façon.
    D’ailleurs quels sont les éléments objectifs qui permettraient une telle évaluation,

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  • @abcx, sauf que je comprends la remarque de justicier car le sujet part et mentionne l’article de Boutrin.
    Merci a Tablet Koko, que font tous ces gens sinon juger les autres en spectateurs passifs et JAMAIS ACTEURS DE QUOI QUE CE SOIT !!
    Et enfin, pour la Riya, ce que je retiens de l’intervention de la plénière du CR, c’est que 85 % des exploitants agricoles en bananes sont des nègres bien noirs, petits exploitants. Alors, l’écran de fumée béké, il faudrait peut être qu’il tombe une fois pour toutes !!

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  • yo pri an sa 13 août 2012 21:14, par kidivrè

    « ...réinventer le fil à couper le beurre ou simplement vous servir de la banane comme arme politique contre une initiative très louable et exceptionnelle qui a été menée par la Région autour de cette Commission. Exceptionnelle, car il est rare de voir des élus faire preuve d’humilité, écouter, questionner, partager et ne pas jouer aux savants... »

    avez-vous expliquer à ces élus et à la population martiniquaise la différence entre aleurodes,feutrage noir,fumagine et cercosporiose noire ?
    C’est à la région de s’auto-saisir, me direz-vous ?

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  • crab, kompé lapen, tèbè, gwo mowdan, and C° 14 août 2012 11:30, par la riya

    il se dit en privé qu’il suffirait de 3 ou 4 producteurs pour faire le quota de banane en Martinique mais que pour la forme et pour être crédible face à la population, on laisse un nombre de petits producteurs ainsi
    - le rapport "colorimétrique" est acceptable aux yeux de Ti Sonson qui voit à télé des "frères", donc ressort affectif
    - on peut ainsi parler de producteurs martiniquais et non pas seulement békés ce qui est parfait pour servir d’écran
    - cela permet d’avoir à la tête d’organisme professionnel des non békés pour mieux faire passer les pilules et certains frères aiment les postes autant pour l’argent que pour la notoriété
    - cela permet d’avoir des "nègres" qui serviront à l’insu de leur plein gré d’interface auprès de la population et des élus.
    Il ne faut pas être dupe.

    Quand ils ont envahi l’aéroport on a bien vu que la logistique était parfaite, avec les nègres visibles au premier rang et les gros planteurs invisibles...
    Dans le lot il y a les nègres et zendyen de tous types
    - les plus "filé" qui mangent en toute lucidité sans état d’âme
    - les honnêtes naïfs qui se font avoir en toute bonne foi et disparaissent endettés
    - les honnêtes, intelligents qui ont compris le système et cherchent les opportunités dans ce système tout en se projetant dans l’après banane
    - les ceux qui gesticulent pour obtenir quelque chose

    A partir de cela, on peut comprendre et cerner les uns et les autres selon leur discours, surtout face aux médias, comprendre certains retournements de veste, certaines fausses véhémences, ect...

    Le monde de la banane et le monde politique se ressemblent !!

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  • Que tous ceux qui s’ébrouent sur ce site aient le courage d’aller de plantation en plantation dire cela sans pseudo et à visage découvert aux concernés. Alé di yo !! Vu le tort que "fait" le produit, ça mérite bien un pèlerinage pour dire arrêtez ça immédiatement. Saisissez coutelas, tracteurs, camions au nom comment ils disent ces médecins nantis du MIM ...du "principe de précaution". Allez rendez vous des demain !! Demain j’ai dit !!

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  • Étrange, voila des autonomistes pro indépendantistes qui semblent ignorer que le premier objectif pour des gens partageant cette idéologie, est que la terre de la Martinique puisse être en mesure de nourrir les martiniquais. La première de toute les autonomies est l’autonomie alimentaire.

    Mais il est vrai que nous avons depuis quelque temps en Martinique des élus qui ne sont demandeurs de rien... sauf d’un petit référendum truqué de temps à autre et d’une gouvernance digne d’une république bananière.

    Et que serait une république bananière sans bananes...?

    Il faut donc sauver à tout prix le soldat banane... chimique ou pas !

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  • Qu’ont fait tes copains, Moïse, pendant 12 ans pour tendre vers une autonomie alimentaire ? C’est le cas de le dire, an patat !! Ce brave Adenet certainement en panne d’idées, s’est contenté avec son association bidon entièrement sponsorisée par la Région de se rendre dans la Caraïbe (Cuba, Barbade, etc...). Pas un plan qui ait été produit, pas un objectif fixé, pas un train de mesures, rien. L’agriculture n’a cessé de décliner sous leur ère (je t’invite à consulter les stats), pas une mesure dont se souviendra la Martinique qui porterait la marque de leurs empreintes. Tout dans la parole pour ne pas changer : il faut que, il faudrait que, il va falloir que....et puis ??? Alors des incantations...sur le même ton, le même genre...on s’en passera Moïse. Toute moun pé di sa, bel fwansé, bel concept...épi ???

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  • Cessons un peu la polémique. Tout le monde est responsable de l’immobilisme martiniquais. Les partis politiques ainsi que l’opposition ont en principe le devoir d’élaborer des projets et formuler des propositions, tandis que les élus ont le devoir de mettre en oeuvre leurs projets : ils doivent prendre des décisions. Mais comment prendre des décisions si des projets n’ont pas été développés en amont ?
    La vérité est que ni le MIM ni le PPM ni aucun autre parti politique n’ont éléboré de projet pour la Martinique, notamment en ce qui concerne l’agriculture. Pourquoi ? Certainement pas seulement par paresse intellectuelle, c’est sans doute aussi en grande partie parce qu’on n’a pas besoin de projet pour être élu dans ce pays. Une promesse de désencayage par-ci une annonce de 5000 emplois par-là, et le vainqueur, qui devra être sympathique, sera choisi par les électeurs en fonction de ce que celui-ci ou celui-là pourra "FAIRE POUR MOI".
    C’est ainsi que les années se suivent et que les mandatures se succèdent sans jamais qu’on sache ce qu’il pourra en être fait. Ainsi le débat se déroule à la périphérie des vrais problèmes comme si l’objectif était de protéger les vrais responsables, qu’on élève alors presque (ce n’est pas inexact) au rang de gourou (à vouloir toujours leur reconnaitre l’infaillibilité en tout). Il faudra bien un jour qu’on cesse de s’échauffer les oreilles et des claviers sur les à-coté de sujets qui pourraient éclater dans toute leur rigueur et peut-être leur douleur à nos visages.
    Que ceux qui croient que Dame Fortune nous protège de tout, qu’on puisse tout faire sans conséquences, surtout ne pas faire, et que rien de franchement mauvais ne puisse arriver à la Martinique, se rappellent le mépris de Césaire pour ceux qui dansent du matin au soir et du soir au matin sans se rendre compte que l’ocelot n’est qu’à quelques pas d’eux, prêt à bondir.
    On aime Césaire quand il fait l’éloge de son peuple et de sa race, on a tort de ne pas suffisamment l’écouter lorsqu’il considère qu’il y a parmi ces derniers trop de "mendiants arrogants".

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  • une vraie agriculture quand le foncier mécanisable donc offrant des perspectives de rentabilité, appartient à ceux qui ont des intérêts à la fois dans la monoculture d’exportation, source de subventions, et dans l’importation massive pour l’écouler par les grandes surfaces qu’ils possèdent ?
    Une agriculture quand du fait du prix élevé des engrais, du matériel, des semences, du matériel d’irrigation, etc, contrôlés encore par les mêmes, ne peut être concurrentiel ?
    Une agriculture par le fait semi traditionnel dans un pays avec des salaires et charges européens face à celle de pays où la main d’oeuvre est abondante et pas chére ?

    il ne faut pas rêver : l’agriculture martiniquaise doit être moderne pour pouvoir exister, en dehors de certaines cultures traditionnelles de "terroir", et elle ne pourra faire l’impasse sur la recherche, la culture sous serre dans une atmosphère controlée, hydroponique,hors sol avec des espèces sélectionnés, où la part de la main intervient moins dans le coût de production, où l’aléa climatique est maîtrisé,c’est ce que fait beaucoup de producteurs français pour tenter de survivre face aux espagnols aux marocains, aux israéliens.
    Là nous passons à une agriculture moderne, qui demande des investissements très importants qui ne sont pas à la portée de Ti Sonson.

    www.dailymotion.com/video/xd70u7_les-avantages-de-la-serre-et-de-la_lifestyle

    Donc des plans pour l’agriculture pour qui ?
    *Pour le petit producteur local de produits du terroir ?
    il faut accepter de payer le prix, et comme partout ailleurs une agriculture subventionnée pour tenir face aux concurrents
    *Pour les exploitations modernes ?
    il faut des capitaux, ça renverra au privé et donc si les banques ne jouent pas le jeu pour les petits, les plans seront inutiles.

    Tout cela sans faire appel à Césaire surtout pour dire hypocritement que le nègre n’aime pas travailler.

    les agriculteurs que je connais, se lèvent tôt, se battent comme de beaux diables avec leur lots d’angoisses surtout dans un pays où les risques liés au climat sont importants, pluie, vent, sécheresse.

    Quand à dire que rien n’a été fait, ce serait nier les efforts en matière d’irrigation, en matière d’amélioration des races en matières d’élevage, en variétés nouvelles
    Les horticulteurs eux aussi ont bossé et continuent à le faire dans des conditions difficles, avec en face une importation énorme.

    Dans une économie libérale, on peut difficilement parler comme dans un système planifié, et c’est là où le discours de YLM est assez confus ou contradictoire, il est à la fois un libéral acharné de très longue date, c’est à dire où le marché s’autorégule et aujourd’hui il parle comme le ferait un socialiste orthodoxe.
    Il faut savoir.

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  • Mr Monthieux, sortez une fois pour toutes de derrière votre Tribunal de grand juge et informez vous de ce qui se passe dans ce pays. Oui, il y a des programmes au moment des élections et certains s’appliquent à les observer. Arrêtez vos jugements à l’emporte-pièce, soyez moins arrogant car c’est vous l’arrogant. Aucune volonté de s’informer sur ce qui se passe, jamais présent nulle part, par exemple quand la région réunit des groupes de travail autour d’agriculteurs puis restitue ces travaux à Madiana avec un programme. Jamais là quand la Région s’implique aux cotés des éleveurs, finance leurs prêts de campagne pour leur permettre de se fournir en cheptel, jamais là quand la Région déclenche le plan canne et permet aujourd’hui d’augmenter cette production et fournir un peu mieux l’usine du Galion, jamais là...jamais là et pourtant force presse présente pour relayer l’info. Que lisez vous Monsieur ? où puisez vous vos sources ou surtout vos non-sources ? Vous refusez même de lire ce qui se fait préférant à la manière du célèbre Brigadier de Guignol être là avec votre baton pour tirer sur tout ce qui se fait. Vous deviendrez crédible à mes yeux lorsque vous sortirez de cette posture d’estomac enflé de certitudes de celui qui a un avis sur tout, sans aucune humilité, sans jamais dire, je ne sais pas, je m’informe. Pa rété là YLM. 

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  • "Dans une économie libérale, on peut difficilement parler comme dans un système planifié, et c’est là où le discours de YLM est assez confus ou contradictoire, il est à la fois un libéral acharné de très longue date, c’est à dire où le marché s’autorégule et aujourd’hui il parle comme le ferait un socialiste orthodoxe".

    Ah ! cette volonté absolue de toujours vouloir mettre les gens dans les tiroirs. Depuis quelques semaines on m’installe ici dans des postures les plus singulières, et de la façon la plus arbitraire qui soit, sans essayer d’étayer ces affirmations des preuves nécessaires. Ainsi je serais un libéral et même un libéral acharné. Cela me fait sourire car il est facile de savoir ce que je pense sur le sujet, en observateur qui sait lire et écrire, pas en économiste. En aucun domaine je ne me détermine en fonction des doctrines comme je ne me défends jamais des formules doctrinales qu’on m’applique d’abondance. Ce serait d’ailleurs une tâche impossible face à la volonté de n’importe quel citoyen sachant écrire et déterminé à affirmer le contraire.

    Je répond néanmoins à cette critique, pour la part d’analyse objective qu’elle contient. Tout est dans le "difficilement" (on peut difficilement parler comme dans un système planifié), qui module l’affirmation d’un posteur. En effet, difficile n’est pas impossible. En réalité, le système est hybride : le régime général est le libéralisme. Mais celui-ci n’a pas grand sens en Martinique. Je l’ai même dit pour le mot économie. C’est un peu pour cela qu’on parle d’assistanat. D’ailleurs les qualificatifs "confus" et "contradictoire" ne me choquent pas. Ce sont des situations qui sont très répandues en Martinique. On dit même parfois schizophrène.

    Je renouvelle simplement ce que j’ai écrit à plusieurs reprises depuis plus de 10 ans : le mot "libéral" n’a pas de sens en Martinique. En effet, il n’existe quasiment aucune production créée en Martinique qui ne soit subventionnée par la puissance publique. L’Etat ou les collectivités locales interviennent tant au niveau de la création par des subventions ou des mesures de défiscalisations, la dtermination de quota, qu’au niveau de l’achat en versant des prestations sociales ou des indemnités (comme les 40%) ou par des remises d’impôt. Que sais-je encore ? La part d’interventionnisme de la collectivité publique est infiniment plus importante dans notre société que la part de liberté laissée aux productions.

    Des aides existent aussi en France et même aux USA où le terme libéral garde pourtant son sens. Pourquoi ? Parce que les aides concernent uniquement certains produits, notamment de l’agriculture. Mais ces facilités sont possibles parce qu’il y a des activités qui font des bénéfices, de sorte que les productions rentables compensent celles qui ne le sont pas. C’est un peu le principe des vases communicants. En Martinique c’est tout qui est aidé, même le tourisme.

    Il me paraît évident qu’aucun développement ne peut être envisagé sans interventionnisme. Cependant il faudra bien un jour trouver certains financements chez nous-mêmes si nous voulons continuer à dire que nos sommes responsables, sans faire rire les autres. Le temps ne paraît pas éloigné où il conviendra d’ajouter la solidarité locale aux aides de l’Etat, mais une solidarité pour le développement, pas une nouvelle forme d’assistanat.

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  • Si on milite à droite, si on a supporté toute sa vie la droite, c’est que l’on a des convictions de droite.
    Et l’idéologie de droite repose sur l’économie de marché et le libéralisme.
    On est en droit de se poser des questions sur son positionnement : ne l’est il donc que uniquement par anticommunisme, anti indépendantisme, anti autonomisme ?
    Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy, auquel il a porté son soutien n’étaient pas de droite ? c’est vrai qu’ils étaient aussi anti communiste, anti indépendantiste, anti autonomiste.
    Si c’est le cas, on peut alors mieux comprendre pourquoi la droite locale n’existe quasiment plus, car elle n’avait jamais eu aucun socle idéologique seul le discours anti largage faisait fonction.

    Autre chose, YLM qui est de ceux qui militent et ont milité pour que la Martinique soit française,totalement française,ne peut plus parler dès lors de la Martinique autrement que comme n’importe lequel des autres départements français
    Reprocherait il au Cantal d’être sous perfusion ? que sa population est "un peuple qui danse" ?
    Donc la schizophrénie est visible là et traduit donc le trouble de certaines personnes qui inconsciemment ou consciemment, se savent des français entièrement à part

    Mr YLM n’a jamais remis en cause la concentration de l’économie dans les mains de quelques familles, n’a jamais réclamé la remise en cause du foncier qui pourtant, est le moyen de production pour un agriculteur.
    Se faisant, il supporte ainsi ceux qui sont les plus libéraux en Martinique.
    Et on ne peut pas donc dire que le mot libéral n’a pas de sens en Martinique puisque l’économie martiniquaise fonctionne suivant des lois françaises et européennes qui sont d’essence libérale.
    Le Martinique cumule donc le libéralisme et une économie directement issue du système colonial, c’est notre cocktail.
    Et ne pas le prendre en compte, comme l’a fait le chroniqueur dans le sujet proposé rend son propos inadapté.

    Le libéralisme n’a jamais exclu l’intervention de l’Etat, on l’a vu pendant la crise dans tous les pays capitalistes de la planète, et cela ne remet pour autant en cause le libéralisme de leur économie.Il ne suffit d’un dose d’interventionnisme pour sauver le libéralisme pour annoncer sa fin.
    Le plus intéressant, n’est pas le positionnement non assumé, à mon avis, de YLM, j’aimerais qu’il réagisse sur le fond et je remet ce que j’ai écrit plus haut et qui me semble plus important, répondant directement à la part non idéologique contenue dans sa chronique avec ses jardins anecdotiques d’écolo-indépendantistes "prétextes"
    Une agriculture quand du fait du prix élevé des engrais, du matériel, des semences, du matériel d’irrigation, etc, contrôlés encore par les mêmes, ne peut être concurrentiel ?
    Une agriculture par le fait semi traditionnel dans un pays avec des salaires et charges européens face à celle de pays où la main d’oeuvre est abondante et pas chére ?
    il ne faut pas rêver : l’agriculture martiniquaise doit être moderne pour pouvoir exister, en dehors de certaines cultures traditionnelles de "terroir", et elle ne pourra faire l’impasse sur la recherche, la culture sous serre dans une atmosphère controlée, hydroponique,hors sol avec des espèces sélectionnés, où la part de la main intervient moins dans le coût de production, où l’aléa climatique est maîtrisé,c’est ce que fait beaucoup de producteurs français pour tenter de survivre face aux espagnols aux marocains, aux israéliens......
    Donc des plans pour l’agriculture pour qui ?
    *Pour le petit producteur local de produits du terroir ?
    il faut accepter de payer le prix, et comme partout ailleurs une agriculture subventionnée pour tenir face aux concurrents
    *Pour les exploitations modernes ?
    il faut des capitaux, ça renverra au privé et donc si les banques ne jouent pas le jeu pour les petits, les plans seront inutiles .

    "fô pa jen pèd fil-aw adan an diskisyon"

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  • Mieux vaut tomber en marchant que d’inanition 17 août 2012 07:54, par ylm

    A Justicier
    Madame ou Monsieur,
    Monsieur ou Madame,
    Les exemples que vous donnez dans votre post du 16 août constituent le minimum du quotidien d’une collectivité. Il s’agit de porter secours à certaines branches d’activités, d’apporter des améliorations à l’existant. S’impliquer aux côtés des éleveurs et contribuer à l’augmentation de la production sucrière sont des initiatives parfaitement louables, mais on ne peut y trouver l’amorce d’un projet pour l’agriculture martiniquaise. L’aval de la région à la prorogation de l’épandage aérien est une décision responsable, eu égard aux conséquences, en termes de pertes d’emplois, d’un arrêt éventuel et surtout non préparé de la culture bananière. Mais il s’agit d’une décision d’opportunité qui ne s’inscrit pas dans un projet global pour l’agriculture martiniquaise.
    Le Grand St Pierre peut être regardé comme un projet à la mesure de la région s’il s’inscrit dans une perspective touristique globale qui ferait oublier la célèbre formule de qui vous savez : « la Martinique ne doit pas être une terre pour Européens fatigués ». Vous m’autoriserez à dire que ce genre de projet est d’ordinaire confié à des spécialistes, terme que vous affectionnez, je crois, Madame ou Monsieur. Si vous me permettez, l’expertise est plus nécessaire dans une telle situation que dans celle qui consiste pour un observateur à dire ce qu’il pense sur Politiques Publiques. J’ai en mémoire le Futuroscope de Poitiers dont la conception avait été confiée à un capitaine d’industrie devenu par la suite ministre des Finances.
    Cherchons chez vous, au PPM, un vrai projet digne du pouvoir régional, susceptible (pourquoi pas ?) de donner envie d’un pouvoir autonome. Ce fut très certainement le projet de la Semair. Il ne s’agissait pas d’un appendice, d’une correction de l’existant : c’était un vrai projet avec une vraie dimension régionale (vu, il est vrai par un simple citoyen). C’était le projet de Camille Darsières. Il n’avait pas été un succès, peut-être parce qu’il n’était resté qu’aux mains des politiques. Mais comme je le dis toujours, il est préférable de tomber en marchant que d’inanition. Sauf que depuis, rien de cette dimension n’a été tenté ni par les uns ni par les autres, comme si la collectivité avait été traumatisée par cet échec. C’est dommage.
    Je me relis … et ne trouve rien dans mon propos qui puisse exprimer de l’arrogance et qui appellerait une expertise particulière. Reste que vous gagneriez certainement, Monsieur ou Madame, Madame ou Monsieur, à utiliser avec circonspection le mot « arrogant ». Il peut être une arme à double tranchant. Tant sur PP, dans votre post notamment, que sur les plateaux de télévision, pour ceux ou celles qui s’y rendent. Cette une opinion (pas un jugement) presque amicale.

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  • La réforme agraire c’est autre chose 17 août 2012 09:09, par ylm

    Le posteur tient à ce que je m’intéresse davantage à sa critique. Je lui dirai sans être long que l’esquisse que j’ai faite d’une amorce d’autosuffisance alimentaire n’est ni un projet ni un programme ni un plan dont la préoccupation immédiate serait la viabilité économique. D’abord, ce texte permet d’alimenter le débat et peut permettre d’échanger les idées, pas seulement pour cataloguer les intervenants. Surtout, c’est une humble opinion certes suggestive d’un citoyen qui marche, les yeux ouverts et l’oreille attentive. On ne peut pas demander à des personnes qui ne sont pas des agriculteurs de profession, qui sont retraités ou qui ont d’autres activités, d’agir en professionnels de l’agriculture. Cultiver 50 ou 100 m2 ou moins autour de chez soi ne demande pas de mettre en oeuvre les mesures sophistiquées qu’exigerait un franc développement de l’agriculture par les professionnels. Mon interlocuteur n’a pas relevé que le texte porte surtout l’accent sur l’exemplarité (en ce que l’activité n’est pas dégradante) et sur le goût des cultures que pourrait véhiculer l’image de jardins visibles autour des maisons. Il s’agit de faire mordre à l’hameçon, une réforme agraire, c’est bien autre chose.

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  • Ce fut très certainement le projet de la Semair. Il ne s’agissait pas d’un appendice, d’une correction de l’existant : c’était un vrai projet avec une vraie dimension régionale (vu, il est vrai par un simple citoyen). C’était le projet de Camille Darsières
    je croyais que c’était le projet de Petit Jean Roger et d’Edouard Delépine, son ami, et que son échec était en grande partie dû au fait qu’il n’allait pas dans le sens des intérêts de certains békés et qu’il montrait en fait la difficulté de remettre en cause le système établi, surtout avec un projet initié par des politiques.
    Je ne suis pas du tout certains que ce projet fut soutenu en réalité par Darsières et l’ensemble du PPM.
    Petit Roger était vu comme une béké traite par les siens et comme suspect par une partie de la gauche, de même que Delépine qui osait initié un projet avec un béké.
    La droite locale à cette époque n’a pas été non plus "tendre", il faut peut être se rappeler la guérilla menée par elle contre Delépine, qui a amené d’un part l’arrivée de Fred Monthieux suite à un recours d’Alex Monthieux, alors opposant numéro 1, ainsi que la campagne menée par elle sur la construction de sa maison.
    La droite d’alors n’agissait elle pas en sous-marin, en service commandé ?
    C’est une question qui mérite d’être posée

    L’histoire de la Semair et son échec doivent avoir une lecture moins anecdotique.

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  • Esquisse d’une amorce d’autosuffisance alimentaire 17 août 2012 09:37, par tablèt koko

    Mr Monthieux n’est pas un expert en économie, cela se confirme quand il écrit que seule l’agriculture est subventionnee en France, je lui rappelle quelques secteurs qu’il semble oublier ou méconnaître
    le cinema par le biais du CNC
    la restauration par la baisse de la TVA
    l’automobile par différentes mesures dont les voitures propres, les primes à la accès, les prêts
    la construction loi scelliler, loi Borloo
    le spectacle dit vivant par les subventions aux spectacles, cirques, théâtres
    le livre avec les dispositifs Lang du prix unique
    les jeux videos
    l’artisanat avec le taux réduit sur les restaurations de bâtiments par exemple
    le tourisme, la presse,les services à la personne, le photovoltaïque ,
    l’industrie de l’armement avec toutes les commandes de l’armée qui financent ainsi les applications de cette industrie dans le civil.
    la liste est loin d’être exhaustive et là nous ne sommes pas dans les aides européennes

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    • "Des aides existent aussi en France et même aux USA où le terme libéral garde pourtant son sens. Pourquoi ? Parce que les aides concernent uniquement certains produits, notamment de l’agriculture". "NOTAMMENT DE L’AGRICULTURE" ! Voilà ce qui est écrit.

      Traduction du posteur : "il (YLM) écrit que seule l’agriculture ("SEULE L’AGRICULTURE") est subventionnee en France".

      Sans commentaires.

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